Communiqués du CNGE-SNEMG

 

 

Communiqué de presse du Syndicat National des Enseignants de Médecine Générale

Montreuil, le 26 octobre 2017

Universitarisation des maisons et centres de santé. Un arrêté de bon augure mais qui devra évoluer pour les besoins de la maîtrise de stage  
 
Le Syndicat national des enseignants de médecine générale (SNEMG) a pris connaissance de l’arrêté paru au journal officiel du 25 octobre 2017 fixant les critères d’universitarisation des maisons et centres de santé. 
 
Le SNEMG se réjouit de la parution de cet arrêté attendu de longue date. Il salue l’adoption de certaines revendications du SNEMG : 
– consultation des départements de médecine générale,  
– exercice d’un enseignant associé ou titulaire au sein de la structure, 
– exercice d’un chef de clinique ou d’un ancien chef de clinique de médecine générale, 
– participation formalisée à la recherche en soins premiers. 

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Néanmoins, le SNEMG note des critères insuffisants en termes de formation. Seul l’accueil d’un étudiant de 2e cycle des études médicales et de deux étudiants en 3e cycle de médecine générale est nécessaire. Aucune obligation n’existe pour les étudiants hors médecine. Cela ne sera pas suffisant pour répondre aux enjeux de la formation en ambulatoire surtout suite à la réforme du 3e cycle. Le SNEMG rappelle qu’un minimum de 800 postes de stage supplémentaires seront nécessaires. 
 
Le SNEMG note également que, pour le moment, aucun financement n’est prévu pour ces missions nouvelles des maisons et centres de santé. 
 
Au final, le SNEMG se réjouit de mesures qui vont dans le bon sens mais qui doivent évoluer pour coïncider avec les besoins de formation. Un financement de ces missions est indispensable à la mise en place de telles structures. 
 
 
 
Dr Anas Taha  
Président du SNEMG  
 
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 1 Arrêté du 18 octobre 2017 fixant les modalités de fonctionnement, d’organisation et d’évaluation des centres de santé pluriprofessionnels universitaires et des maisons de santé pluri-professionnelles universitaires.

Disponible sur : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000035871622&dateTexte=&categorieLien= id 

 


Communiqué du SNEMG du 21 Septembre 2017

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Communiqué du CNGE     n° 7     Septembre 2017

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A tous les enseignants de médecine générale qui accueillent des étudiants en médecine sur leurs lieux de soins

 

 Je vous souhaite au nom du CNGE, une excellente rentrée et une non moins  bonne reprise des activités facultaires. Celles ci ne se sont pas arrêtées pour les étudiants et les internes en stage. Merci à tous ceux qui accompagnent, forment et supervise nt les étudiants pour permettre de compter demain sur des médecins généralistes bien formés, utiles aux patients et à la société.

En ce moment ont lieu les choix des spécialités et des inter régions à l’issue des Épreuves classantes nationales de fin de 2e cycle. Pour que nous nous rendions compte de ce que cela représente pour les étudiants, pour que nous nous fassions aussi un peu plaisir, je vous transfère ci-dessous un message écrit par un étudiant qui choisit en ce moment, et qui a publié son texte sur facebook sous le pseudo connu par beaucoup d’étudiants d’ Avi cene.
                                                                                                
Ce texte est diffusable, et transférable avec l’accord de l’auteur, notamment vers les étudiants pour qu’ils puissent mieux s’autoriser à choisir la Médecine générale.
Bon courage à tous pour de nouvelles aventures en 2017-2018 et rendez-vous au congrès de Montpellier le mercredi 22 novembre.
Amicalement
 
Vincent Renard
Président du CNGE
 
 

 

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Communiqué de presse DU CONSEIL SCIENTIFIQUE

DU COLLÈGE NATIONAL DES GÉNÉRALISTES ENSEIGNANTS

 

Montreuil, le 06/09/2017

Dépistage organisé du cancer du col utérin : une nécessité d’information éthique pour les femmes

 

 Les autorités sanitaires annoncent la mise en place d’un dépistage organisé (DO) du cancer du col de l’utérus début 20181. Comme le dépistage individuel (DI), le DO reposera sur un frottis cervico-utérin (FCU) tous les 3 ans (après deux frottis normaux espacés d’un an) chez les femmes âgées de 25 à 65 ans. Les femmes invitées au DO du cancer du col seront les femmes non dépistées par le DI2.

Des études observationnelles ont montré une diminution de l’incidence (- 2,5% par an) et de la mortalité (- 3,2% par an) de ce cancer en France, entre 1980 et 20123. Cependant, en l’absence d’essai randomisé comparatif mené en France ou en Europe, l’imputabilité de cette diminution au seul dépistage n’est pas démontrée.

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Le dépistage du cancer du col de l’utérus n’est pas dénué de risques :

  • Sur 10 000 femmes dépistées, 390 (3,9%) ont un frottis anormal, parmi lesquelles 51 (13,1%) ont réellement une lésion précancéreuse ou un cancer4.
  • Un frottis anormal est source d’anxiété5.
  • Le traitement des lésions pré-cancéreuses par conisation augmente le risque d’accouchement prématuré et de petit poids de naissance6,7.

De plus, le dépistage du cancer du col par FCU avant 25 ans8, ou à un rythme supérieur à la fréquence triennale recommandée, expose à un surdépistage et parfois à un surtraitement. Le surdépistage est la mise en évidence et la prise en charge de lésions précancéreuses qui auraient spontanément régressé. Il concerne environ 41% des femmes ciblées par le dépistage9. Le surtraitement entraine des gestes invasifs ou de la chirurgie « inutiles », sur des lésions parfois spontanément régressives. Les principaux bénéfices attendus du DO sont l’augmentation du taux de couverture, la diminution du surdépistage et du surtraitement10,11, à condition que le DI diminue fortement.

Il a été montré que les invitations au dépistage dans certains pays n’étaient pas accompagnées d’une information complète sur les risques, prérequis nécessaire au processus de décision médicale partagée12,13

Aussi, le CNGE :

  • Approuve la mise en place du dépistage organisé, afin de réduire l’incidence du cancer du col et le nombre de décès qu’il provoque ;
  • Rappelle l’existence des risques liés au dépistage et au surtraitement potentiellement induit.

Afin d’appliquer la loi relative aux droits des malades14, le CNGE recommande :

  • Que les supports d’invitation et d’information intègrent toutes les informations nécessaires à une décision médicale partagée entre patientes et professionnels pour discuter des bénéfices et des risques du dépistage ;
  • Que les professionnels de santé disposent de ces informations afin d’éclairer les femmes dans leur décision ;
  • Que l’évaluation du DO comporte la mesure d’autres indicateurs que le taux de couverture (effets sur l’incidence, la morbidité et la mortalité, effets indésirables du dépistage, qualité de vie des patientes) ;
  • Que la mise en place du DO soit accompagnée d’un encadrement du DI afin de réellement limiter le surdépistage et le surtraitement.

Contacts Presse : Vincent Renard, 06 25 80 33 29 et Yannick Ruelle, 06 84 31 28 96

Références

  1. Institut national du cancer. Dépistage du cancer du col de l’utérus, vers un dépistage organisé. Boulogne Billancourt : Inca, 2017. Disponible sur : http://www.e-cancer.fr/Professionnels-de-sante/Depistage-et-detection-precoce/Depistage-du-cancer-du-col-de-l-uterus/Vers-un-depistage-organise [consulté le 09/07/2017].
  2. Institut national du cancer. Généralisation du dépistage du cancer du col de l’utérus / étude médico-économique / Phase 1. Boulogne Billancourt : Inca, 2017. Disponible sur : http://www.e-cancer.fr/Expertises-et-publications/Catalogue-des-publications/Synthese-Generalisation-du-depistage-du-cancer-du-col-de-l-uterus-etude-medico-economique-Phase-1 [consulté le 09/07/2017].
  3. Binder-Foucard F, Bossard N, Delafosse P et al. Cancer incidence and mortality in France over the 1980-2012 period: solid tumors. Rev Epidemiol Sante Publique 2014;62:95-108.
  4. Institut national du cancer. Conduite à tenir devant une femme ayant une cytologie cervico-utérine anormale. Boulogne Billancourt : Inca, 2017. Disponible sur : http://www.e-cancer.fr/Professionnels-de-sante/Recommandations-et-outils-d-aide-a-la-pratique/Cancers-gynecologiques [consulté le 09/07/2017].
  5. Gray NM, Sharp L, Cotton SC et al. Psychological effects of a low-grade abnormal cervical smear test result: anxiety and associated factors. Br J Cancer 2006;94:1253-62. 
  6. Kyrgiou M, Koliopoulos G, Martin-Hirsch P et al. Management of minor cervical cytological abnormalities: a systematic review and a meta-analysis of the literature. Cancer Treat Rev 2007;33:514-20.
  7. Sadler L, Saftlas A, Wang W, Exeter M, Whittaker J, McCowan L. Treatment for cervical intraepithelial neoplasia and risk of preterm delivery. JAMA 2004;291:2100-6.
  8. Maura G, Chaignot C, Weill A, Alla F, Heard I. Dépistage du cancer du col de l’utérus et actes associés chez les femmes de moins de 25 ans entre 2007 et 2013 en France: une étude sur les bases de données médico-administratives françaises. BEH 2017;(2-3):32-8. http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2017/2-3/2017_2-3_2.html
  9. État des lieux et recommandations pour le dépistage du cancer du col de l’utérus en France Synthèse et Recommandations. Saint-Denis : HAS, 2010. Disponible sur : https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2010-11/synthese_recommandations_depistage_cancer_du_col_de_luterus.pdf [consulté le 31/08/2017].
  10. Canfell  K, Sitas  F, Beral  V.  Cervical cancer in Australia and the United Kingdom: comparison of screening policy and uptake, and cancer incidence and mortality. Med J Aust 2006;185:482-6.
  11. Habbema  D, De Kok  IM, Brown  ML.  Cervical cancer screening in the United States and the Netherlands: a tale of two countries. Milbank Q 2012;90:5-37.
  12. Kolthoff SK, Hestbech MS, Jørgensen KJ, Brodersen J. Do invitations for cervical screening provide sufficient information to enable informed choice? A cross-sectional study of invitations for publicly funded cervical screening. J R Soc Med 2016;109:274-81.
  13. Raffle AE. Information about screening – is it to achieve high uptake or to ensure informed choice? Health Expect 2001;4:92-8.
  14. République française. Loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. 

CNGE – 3 rue Parmentier 93100 Montreuil-sous-Bois

www.cnge.fr – cnge@cnge.fr

Pour télécharger le PDF du communiqué :

https://www.cnge.fr/media/docs/cnge_site/cnge/170906_-Communique_CS_CNGE_Depistage_col_uterin.pdf

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Communiqué du SNEMG DU 25/07/2017

 

Le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche abandonne le développement

de la filière universitaire de médecine générale

 

Le Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (MESRI) a récemment publié un arrêté n’autorisant la nomination que de 20 enseignants associés de médecine générale. Cette décision néglige le travail du Conseil national des universités (CNU) qui avait pourtant reconnu 25 enseignants aptes au terme d’une sélection rigoureuse. Elle constitue une provocation inutile et gratuite à l’encontre de la communauté universitaire de médecine générale. Elle met en danger la formation des futurs généralistes  dans les 5 facultés concernées par le refus de nomination.

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En ne nommant que 20 enseignants associés et en tenant compte des 9 départs à la retraite ou non renouvellements de poste, cela ne donne qu’une augmentation de 11 enseignants sur l’ensemble du territoire français. C’est très insuffisant pour rattraper le retard d’encadrement dont souffrent les internes de médecine générale. Le SNEMG rappelle qu’au 1er janvier 2017, le ratio était de 1 enseignant équivalent temps plein pour 82 internes contre 1/10 en moyenne pour les autres disciplines.

 

Alors que les médecins généralistes nouvellement diplômés se détournent de l’exercice ambulatoire au sein des territoires faute d’un encadrement quantitativement suffisant, alors que le nombre des futurs internes de médecine générale baisse, cette mesure du MESRI maintient des conditions de formation nettement moins favorables pour les futurs médecins généralistes que pour les autres disciplines. Ces nominations coûtent pourtant nettement moins cher que celles d’enseignants hospitalo-universitaires.

 

Le SNEMG rappelle que la montée en puissance du contingent des enseignants associés de médecine générale est une nécessité identifiée lors de la grande conférence de santé par le Premier Ministre en exercice à l’époque. Comment se prétendre d’une politique de virage ambulatoire en compliquant la tâche des enseignants et des futurs médecins généralistes. Comment répondre à la difficulté démographique en prenant des mesures autoritaires et restrictives dépourvues de toute logique ?

 

Le SNEMG demande avec force que le travail du CNU soit respecté et que les 25 candidats reconnus aptes après une sélection rigoureuse soit nommés pour mieux encadrer les futurs généralistes et les inciter à s’installer dans les territoires.


 

Communiqué du CNGE – SNEMG / Juillet 2017

 

40% des postes d’internes sont orientés vers la MG

 

La répartition des futurs postes dévolus aux internes ayant récemment passé les épreuves classantes nationales a été décidée par le ministère des solidarités et de la santé. A l’issue des arbitrages, 3313 postes sur 8281 sont orientés vers la médecine générale, soit 40% du total[1].

Ce chiffre est en baisse conséquente par rapport à 2012 où cette répartition était de 47%[2]. Il s’explique par la création récente de plusieurs diplômes d’études spécialisées nécessitant d’être pourvus.

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Bien que cette diminution ait de quoi surprendre compte tenu des besoins de médecins généralistes au sein des territoires, le SNEMG se réjouit que la création des nouveaux D.E.S n’ait pas diminué la part d’internes orientés vers la médecine générale en deçà de 40%.

Il est désormais important de pouvoir former ces futurs internes de médecine générale dans des conditions satisfaisantes afin qu’ils se sentent prêts à exercer une des spécialités les plus exigeantes.

Le SNEMG rappelle que pour être formés, les internes de médecine générale bénéficient de nettement moins de moyens que dans les autres disciplines. En 2017 le ratio enseignant équivalent temps plein/étudiants reste 8 fois moins important en médecine générale que dans les autres disciplines. Le D.E.S de médecine générale est le seul à ne durer que 3 ans, ce qui est parfaitement inadapté en regard du niveau de compétence à acquérir. Seuls 2% des internes peuvent accéder à un poste de chef de clinique de médecin générale.

Ce contexte amène une part importante des jeunes médecins généralistes à s’éloigner de l’exercice de la discipline ce qui constituera autant de médecins qui manqueront dans les territoires.

Par conséquent, le SNEMG demande :

–   La poursuite des nominations d’enseignants généralistes avec la nomination de l’ensemble des enseignants reconnus aptes par le Conseil national des universités.

–   La poursuite de l’augmentation du nombre de chefs de clinique de médecine générale

–   Le passage de la durée du D.E.S à 4 ans avec une maquette de stage résolument tournée vers l’exercice en milieu ambulatoire et cohérente avec les tâches demandées aux médecins généralistes.

   

Organiser une formation de qualité pour les futurs internes de médecine générale, c’est leur permettre d’exercer la discipline une fois diplômés et éviter une fuite vers d’autres modes d’exercice dont les territoires et la population n’ont pas besoin.

Dr Anas Taha, Président du SNEMG.

[1] Arrêté du 6 juillet 2017 fixant au titre de l’année universitaire 2017-2018 le nombre d’étudiants susceptibles d’être affectés à l’issue des épreuves classantes nationales en médecine, par spécialité et par centre hospitalier universitaire. https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2017/7/6/SSAH1719410A/jo

[2] Arrêté du 10 juillet 2012 fixant le nombre de postes offerts aux épreuves classantes nationales en médecine par interrégion, discipline et spécialité ainsi que leur répartition par centre hospitalier universitaire au titre de l’année universitaire 2012-2013. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000026178814

 

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Montreuil, le 31/05/2017 : Communiqué de presse du conseil scientifique du CNGE

 

Patients hypercholestérolémiques : quelle attitude après la nouvelle recommandation de la HAS ?

 

 Le conseil scientifique du CNGE a pris connaissance des nouvelles recommandations de la HAS « principales dyslipidémies : stratégies de prise en charge »1.

Cette nouvelle recommandation souligne l’importance majeure :

  • de l’évaluation du risque cardiovasculaire global (RCV) pour la décision de prescrire une statine; en considérant l’ensemble des facteurs de risque cardiovasculaires dont les effets se potentialisent,
  • des mesures hygiéno-diététiques dans la prise en charge, et en particulier le suivi d’un régime méditerranéen.

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En revanche, le conseil scientifique du CNGE est en désaccord avec la position de la HAS sur :

  • une approche basée sur le respect de seuils et des cibles de LDL, car elle n’a jamais été testée ni validée dans un essai clinique randomisé (ECR). Une fois la statine prescrite, cette approche entraine de nombreux dosages de cholestérolémie souvent inutiles. En prévention primaire, seules les statines à dose fixe et modérée
    ont montré une réduction des évènements cardiovasculaires2. La focalisation sur les cibles de LDL conduit également à proposer l’ézétimibe en prévention primaire, alors que les preuves de son efficacité n’existent qu’en prévention secondaire chez des patients à haut risque et traités par simvastatine 40 mg3.
  • L’ajout de fibrates aux statines chez les patients ayant une triglycéridémie > 2g/L et un HDL cholestérol < 0,40g/L qui est préconisé alors qu’aucun ECR n’a démontré l’efficacité de cette stratégie en termes de morbimortalité4.

Dans ce contexte, le conseil scientifique du CNGE déplore de ne pas avoir été consulté alors que ces patients dyslipidémiques sont principalement diagnostiqués, suivis et traités en médecine générale, où ses spécialistes sont les premiers et principaux prescripteurs d’hypocholestérolémiants, en particulier en prévention primaire.

Le conseil scientifique du CNGE recommande

  • De se baser sur les données actuelles de la science et donc d’initier la prescription de statines exclusivement en fonction du RCV du patient.
  • Cette prescription ne doit se faire qu’après s’être entretenu avec lui des bénéfices et risques potentiels du médicament, dans le cadre de la décision médicale partagée et l’approche centrée patient.
  • Dans ce cadre, des outils d’aide à la décision peuvent guider le prescripteur et le patient dans ses choix de prendre ou non une statine5.
  • D’utiliser les statines, à dose fixe, ayant prouvé leur efficacité en termes de morbimortalité dans un ECR : simvastatine 40 mg, pravastatine 40 mg ou chez les patients diabétiques de type 2 atorvastatine 10 mg.

Le conseil scientifique du CNGE demande l’élaboration de guides de bonne pratique tenant compte :

  • Des critères de qualité méthodologique reconnus (« Guideline We Can Trust »)6.
  • Des données factuelles actualisées7 et non de la reformulation de recommandations d’autres pays.
  • De la décision médicale partagée, largement promue par ailleurs par la HAS8.

Enfin, le conseil scientifique du CNGE demande aux autorités les moyens pour mettre en œuvre la validation d’une équation française de calcul de RCV adaptée aux patients de plus de 65 ans, et calculant le risque en morbimortalité, ce que ne permet pas l’équation SCORE.

Contacts presse Conseil scientifique du CNGE :

Pr Vincent Renard 06 25 80 33 29 &
Dr Rémy Boussageon 06 01 39 42 17

Pour télécharger le communiqué de presse : CLIQUEZ ICI

 1. HAS. Principales dyslipidémies : stratégies de prise en charge. Saint-Denis: Haute autorité de santé, 2017 février.
2. Taylor F, Huffman MD, Macedo AF, et al.
Statins for the primary prevention of cardiovascular disease. Cochrane Database Syst Rev 2013;CD004816.
3. Cannon CP, Blazing MA, Giugliano RP, et al. Ezetimibe Added to Statin Therapy after Acute Coronary Syndromes. N Engl J Med 2015;372:2387
97.
4. ACCORD Study Group, Ginsberg HN, Elam MB, et al. Effects of combination lipid therapy in type 2 diabetes mellitus. N Engl J Med 2010;362:1563
74.
5. Mayo Clinic. Statin choice decision aid.https://statindecisionaid.mayoclinic.org/index.php/site/index?lang=en_gb. 2017.
6. Graham R, Mancher M, Miller Wolman D, Greenfield S, Steinberg E. Clinical Practice Guidelines We Can Trust. Institute of Medicine (US), 2011. Disponible sur : http://www.nationa lacademies.org/hmd/Reports/2011/Clinical-Practice-Guidelines-We-Can-Trust/Press-Release.aspx.
7. Boussageon R, Aubin-Auger I, Pouchain D. Cholestérol et prévention primaire : une révolution fondée sur les faits. exercer 2015;117:26
32.
8. HAS. Décision médicale partagée. Saint Denis: Haute autorité de Santé, 2013.

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Montreuil le 2 Mai 2017

Élection présidentielle

Le CNGE s’engage pour faire respecter les valeurs de la médecine et de l’éthique médicale.

 

 

Le Collège national des généralistes enseignants, qui regroupe les 8500 médecins généralistes maîtres de stage et enseignants, est indéfectiblement attaché aux valeurs qu’impliquent l’exercice et l’apprentissage de la médecine générale, et de manière plus vaste de la médecine toute entière.

Au moment où le pays est confronté à un choix de société à travers l’élection présidentielle, le CNGE rappelle que ces valeurs sont héritées de la culture qu’ont construite différents penseurs et médecins, d’origines, de religions, de couleurs de peau et de traditions multiples.

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Les fondements de l’éthique médicale, indispensables aux patients comme aux médecins, font appel à 4 grands principes : le respect de l’autonomie, la bienfaisance, la non malveillance, et la justice.

Nous avons prêté serment et nous accompagnons les étudiants dans leur formation pour qu’ils le prêtent à leur tour « je ne permettrai pas que des considérations d’âge, de maladie ou d’infirmité, croyance, d’origine ethnique, de sexe, de nationalité, d’affiliation politique, de race, d’inclinaison sexuelle, de statut social ou tout autre critère s’interposent entre mon devoir et mon patient ».

Fidèles à ce serment, nous nous levons pour nous opposer au Front national dont la mesure emblématique du programme concernant la Santé se limite à supprimer l’accès aux soins pour les étrangers, et dont le financement repose principalement sur une traque à la fraude présupposant une malhonnêteté à grande échelle des patients et de leurs médecins, et visant des boucs émissaires supposés responsables de tous les problèmes.

En dehors du caractère profondément inepte et démagogique de ces mesures qui ne règleraient en rien les problèmes que rencontre le système de santé, les discours d’exclusion, de sectarisme, d’intolérance et de xénophobie distillés par les cadres de ce parti, heurtent au plus profond les valeurs constitutives de nos pratiques et de nos engagements.

Nous mettons en garde les patients qui seraient les premières victimes de ce changement de valeurs dans le système de santé si le Front national arrivait au pouvoir. Nous mettons en garde les professionnels de santé et les étudiants qui devraient lutter pour continuer à soigner avec la liberté de conscience et l’humanisme qui les caractérisent si le Front national arrivait au pouvoir.

Le CNGE n’a pas la légitimité pour donner des consignes de vote, ou pour conseiller les étudiants, les professionnels et les patients.

Mais l’enjeu exceptionnel de cette élection pour notre société et notre système de santé nous commande de dépasser notre devoir de réserve et d’apporter solennellement et publiquement notre soutien pour le 7 mai prochain au candidat Emmanuel Macron.

 Pour télécharger le communiqué de presse du CNGE, cliquer ici

 

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Montreuil le 27 Mars 2017

Mauvaises nouvelles pour le D.E.S de médecine générale

 

Dans le CNGE communication de février, nous  annoncions  la  parution  prochaine de l’arrêté fixant les nouvelles règles du prochain D.E.S à la rentrée de novembre2017. A ce  jour,  il  n’est  toujours  pas connu et cela ne présage rien de bon.

Les échéances électorales ont malheureusement conduit les ministères à amender en catimini, sous pression des bureaux des syndicats d’internes, le pro- jet de D.E.S de médecine générale.

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Si le projet voit le jour comme les tutelles en ont décidé, nous aurons un D.E.S en 3 ans sans perspective de passer à 4 ans. Nous aurons un stage sur « projet personnel de l’interne » en sacrifiant soit le semestre de santé de l’enfant, soit le se- mestre santé de la femme. Nous aurons l’ouverture de toutes les formations spécifiques transversales (FST) à l’issue du D.E.S, avec par exemple parmi les 23 FST Addictologie ; Maladies allergiques ; Bio- informatique   médicale ;   Cancérologie ; Hygiène-prévention de l’infection, résis- tances,  vigilances ;  Médecine  scolaire ; Médecine et biologie de la reproduction – andrologie ;  Nutrition  appliquée ;  Pharmacologie médicale/thérapeutique.

Inutile de préciser que nous verrons les internes aspirés par les FST à tous vouloir passer par le D.E.S de médecine générale qui reste le seul à 3 ans pour faire autre chose que la médecine générale.

Alors que la proportion de postes ouverts en médecine générale va tomber à 39% des internes versus 49% il y encore 4 ans, le déshabillage des effectifs de la discipline sur ce contingent restant est appelé à encore s’amplifier.

Autrement dit, l’actualité n’est plus à la réflexion de la mise en œuvre de la réforme, de la phase socle, ou d’autre travail pédagogique élaboré depuis longtemps, il est au sauvetage de la discipline et de ses futurs professionnels qui demain seront d’autant plus contraints que la démographie sera en baisse.

Et que dire des patients et des territoires complètement abandonnés par ces mesures marquées du sceau des accords politiciens tactiques.

Les professeurs des universités et les directeurs des Départements de médecine générale ont adressé un courrier explicatif très clair à Mme la Ministre de la Santé. Une fois de plus, il va être encore nécessaire de hausser le ton pour faire entendre un argumentaire pourtant évident et de bon sens. Les médecins généralistes contribuant à la formation des futurs professionnels doivent se sentir concernés par ce problème.

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Montreuil,le 20 Mars 2017

 

Réforme du 3e cycle : Dernier rebondissement qui va détourner les internes de la médecine générale et aggraver la démographie ! 

 

La réforme du 3e cycle doit entrer en vigueur à la rentrée prochaine. Le nouveau Diplôme d’études spécialisées (DES) de médecine générale devait à cette occasion se développer et devenir l’équivalent des autres DES pour :

Construire une 4e année professionnalisante permettant aux internes de s’installer à l’issue de leur DES ce qu’ils ne font pas actuellement.

Augmenter le nombre de stages en médecine générale, en santé de la femme et en santé de l’enfant pour répondre aux besoins de santé de la population et à la construction de leurs compétences professionnelles.

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Orienter leur cursus vers la médecine générale en ne permettant plus que le DES de médecine générale ne soit qu’une voie de passage vers d’autres exercices les détournant de la médecine générale.

Les ministres ont malheureusement entériné que le DES de médecine générale ne devait passer à 4 ans que dans un délai indéterminé. Il faut selon eux au moins 4 ans pour tous les nouveaux DES sauf pour la médecine générale qui est stigmatisé comme le seul DES à 3 ans.

De surcroît, nous venons d’apprendre qu’en dernière minute :

– Il ne serait plus question d’avoir un stage en santé de l’enfant et un stage en santé de la femme comme il est nécessaire pour la formation des futurs généralistes. A la place apparaitrait un stage dit « libre » même s’il n’a pas de rapport avec la médecine générale, s’il oriente vers d’autres disciplines que la médecine générale y compris en milieu hospitalier.

– Le DES de médecine générale permettrait de faire toutes les « formations spécifiques transversales » possibles, formations complémentaires sans rapport avec la médecine générale. Le DES de médecine générale serait donc, encore plus qu’avant, un DES de transit, voie organisée la plus courte encourageant les internes à le choisir pour s’orienter vers d’autres exercices, hospitaliers ou divers, mais ne les destinant pas à la médecine générale.

Ces dernières mesures seraient un grave coup supplémentaire porté à la formation en médecine générale. Elles aggraveraient la démographie médicale au moment où les élus et la population ont compris qu’il fallait un investissement structurel pour permettre à toute la population de disposer de médecins généralistes bien formés.

Tous les universitaires de médecine générale, dans les facultés, sur les terrains de stage, n’acceptent pas cette situation. Ils demandent que les ministères reviennent à la raison et annulent ces changements de dernière minute, afin d’éviter de détourner les internes de la médecine générale qui manqueront demain pour la population dans les territoires.

 

Téléchargez le PDF du communiqué de presse : https://www.cnge.fr/media/docs/cnge_site/cnge/170320_Communique_CNGE_Reforme_du_DES.pdf

Contact presse 

Vincent Renard : v.renard@cnge.fr 06 25 80 33 29

CNGE – 3 rue Parmentier 93100 Montreuil-sous-Bois

www.cnge.frcnge@cnge.fr


Montreuil, le 24 octobre 2016

 

Conventionnement sélectif des médecins généralistes : une mauvaise idée récurrente qui aggraverait le problème démographique

 

Le collège national des généralistes enseignants (CNGE) est la société scientifique et universitaire regroupant tous les enseignants en charge de la formation des futurs médecins généralistes.

Pour faire face aux problèmes de la démographie médicale dans les territoires, certains élus relancent l’idée d’un conventionnement sélectif à l’installation, en voulant lier le conventionnement d’un médecin en zone dite « surdotée » au départ d’un médecin déjà installé. L’idée est que cette mesure obligerait mécaniquement à l’installation dans les zones dites « sous dotées ».

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Les universitaires de médecine générale reconnaissent bien sûr à la représentation nationale la légitimité à organiser la vie de la société et, dans ce cadre, un meilleur accès aux soins. Mais l’idée du conventionnement sélectif méconnaît gravement les processus de formation et d’installation des médecins généralistes, et méconnaît de surcroît qu’il n’existe plus aujourd’hui de zone « sur dotées » pour la médecine générale.

La formation en médecine générale ne conduit pas automatiquement à son exercice. Une des raisons profondes du problème démographique est le recrutement des jeunes formés en médecine générale par les institutions, notamment par les établissements de santé, pour des modes d’exercice hospitaliers, institutionnels, voire industriels, qui les détournent de l’exercice en médecine générale.

Cette tendance structurelle pèse d’autant plus lourdement que les conditions de formation des futurs généralistes, comme leurs conditions d’exercice, ont souffert historiquement et continuent à souffrir d’une moindre reconnaissance et de conditions beaucoup plus difficiles que pour les autres disciplines médico-chirurgicales. Cette moindre reconnaissance dans la formation comme dans l’exercice contribue toujours à orienter les futurs professionnels vers d’autres spécialités et d’autres modes d’exercice que la médecine générale.

En rajoutant des contraintes géographiques très lourdes pour les jeunes médecins généralistes en fin de formation, en les contraignant à l’installation dans certaines zones où les élus n’ont parfois pas réussi à maintenir des services publics de qualité, le résultat est connu d’avance : la fuite des généralistes formés vers des modes d’exercice institutionnels et hospitaliers, aggravant la tendance qui est déjà la principale responsable du problème démographique. Ces conditions structurelles rendent pour les médecins généralistes le problème radicalement différent de celui de professions paramédicales pour lesquelles le conventionnement sélectif a permis une amélioration de la situation.

Si les élus souhaitent résoudre le problème structurel de la démographie des médecins généralistes, les trois voies pour ce faire sont connues :

Revaloriser la formation des futurs généralistes, et développer leur formation universitaire, en poursuivant et amplifiant les réformes conduites depuis quelques années et qui ont amélioré la situation, mais qui sont encore trop récentes pour porter leurs fruits dans les territoires,

Revaloriser les conditions d’exercice des médecins généralistes dont les missions sont de plus en plus importantes mais qui n’en ont pas la reconnaissance relativement aux autres spécialistes dans le champ professionnel,

Lier la qualification en médecine générale et l’exercice de la spécialité en ambulatoire, et faire en sorte que les conditions statutaires soient meilleures en cas d’installation qu’en cas de remplacement provisoire.

Tous les enseignants impliqués dans la formation des futurs généralistes ne veulent pas assister à la déclinaison d’idées simplistes dont l’application aggraverait une situation qu’ils contribuent depuis des années à améliorer, et pour laquelle ils ont alerté les élus depuis des années sans avoir été entendus.

Pour le bureau du CNGE, son président

Pr Vincent Renard

Pour consulter le communiqué de presse :

http://www.cnge.fr/le_cnge/adherer_cnge_college_academique/cp_cnge_du_24_octobre_2016_conventionnement_select/

CNGE Collège académique
3 rue Parmentier
93100 MONTREUIL

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Montreuil, le 29 Juin 2016,     

 

Prévention du suicide : d’abord améliorer la prise en charge de la santé mentale des patients

 

Le Collège national des médecins généralistes enseignants salue la publication par le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) du rapport sur l’évaluation du Plan national d’action contre le suicide 2011-20141. Les tentatives de suicide surviennent une fois dans la vie pour 4% des Français. Les suicides sont beaucoup plus rares (0,02 %), et surviennent plus fréquemment chez les hommes après 45 ans. Des troubles psychiques sont présents chez environ 90 % des personnes qui se suicident3.

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Le rapport s’appuie sur une revue de la littérature internationale2 qui a identifié sept actions ayant une efficacité avérée sur la prévention du suicide :

  • la restriction de l’accès aux moyens létaux,
  • le maintien d’un contact avec les personnes à risque à la suite d’une tentative de suicide (qui est le principal facteur de risque de suicide);
  • la continuité effective des soins après une tentative de suicide ;
  • les lignes d’appel téléphonique et numéros d’urgence ;
  • la formation de tous les médecins généralistes d’un territoire à la prise en charge des troubles dépressifs, et la formation de tous les professionnels de santé au contact direct des personnes à risque (notamment en institution) au repérage de la crise suicidaire ;
  • la réorganisation des soins durant la phase de traitement des patients ;
  • l’information du grand public ciblée sur les facteurs de risque du suicide (et non sur le suicide en lui-même), tout particulièrement la dépression.

Le CNGE soutient plusieurs propositions du rapport :

–        Une organisation des soins solide, permettant aux médecins généralistes un accès direct aux soins psychiatriques pour leurs patients dans un territoire donné (numéro téléphonique d’urgence).

–        Une coordination des soins renforcée entre psychiatres de secteurs et médecins généralistes avec reconnaissance du temps alloué à la communication entre professionnels au service du patient.

–        Des moyens conséquents pour la formation initiale des médecins et pour le développement professionnel continu sur la psychothérapie de première intention et la psychopharmacologie.

Pour les patients concernés par ces troubles, le conseil scientifique du CNGE propose de surcroît que les psychiatres et autres professionnels de la santé psychique s’appuient et travaillent en concertation avec les médecins généralistes traitants. Ces derniers sont en première ligne pour repérer les motifs réels de consultation, identifier les patients à risque de suicide et proposer une prise en charge adaptée. Ils ont par ailleurs une place privilégiée pour intégrer les soins psychiatriques dans une approche globale, tenant compte des composantes somatiques du soin.

Le conseil scientifique du CNGE appuie la recommandation du groupe de travail de ne pas s’engager dans un nouveau plan ou programme consacré spécifiquement à la prévention du suicide mais plutôt d’inscrire cette prévention dans le champ plus large de la politique de santé mentale.

Pour le Conseil Scientifique du CNGE

Contacts presse :

Vincent Renard 06.25.80.33.29
Caroline Huas 06.03.43.59.05

 

Références :

1.           Haut conseil de la santé publique. Évaluation du programme national d’actions contre le suicide 2011-2014. 2016 mars. Disponible sur : http://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=554.

2.           Du Roscoat E, Beck F. Les interventions évaluées dans le champ de la prévention du suicide : analyse de la littérature. La santé de l’homme. 422e éd. 2012;4‑6.

3.           Turecki G, Brent DA. Suicide and suicidal behaviour. Lancet 2016;387:1227‑39.

4.           Archer J, Bower P, Gilbody S, et al. Collaborative care for depression and anxiety problems. Cochrane Database Syst Rev 2012;10:CD006525.

5.           Kroenke K. Integrating Depression Care: The Time Has Come. J Gen Intern Med 2013;28:333‑5.

 

 

Pour télécharger le pdf du communiqué de presse :

http://www.cnge.fr/conseil_scientifique/productions_du_conseil_scientifique/prevention_du_suicide_dabord_ameliorer_la_prise_en/